Blaise Cendrars « La prose du transsibérien »

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Blaise Cendrars : « La Prose du Transsibérien »

Blaise Cendrars - Frédéric Sauser
Frédéric Sauser

A 15 ans, Frédéric Sauser fugue de chez ses parents raflant l’argent de poche de sa soeur, dérobant quelques billets dans le secrétaire de sa mère et quelques couteaux et fourchettes en argent dans le salon familial.
Il se rend à la gare (Neuchâtel), prend le premier train international qui passe.
Cette escapade sera de longue durée, le conduisant à Munich, puis Moscou puis par le transsibérien jusqu’à Pékin… puis d’autres routes…
Blaise Cendrars racontera en détails plus tard dans « Vol à voile » ce tout premier envol vers l’aventure, premier départ vers d’autres équipées extra-ordinaires.
En 1913, de passage à Paris, il publiera un long poème illustré par Sonia Delaunay : « La Prose du Transsibérien », une mise en musique pour un nouvel art poétique, ce récit de voyage et de découvertes en chemin de fer.

L’année 1913 réunit admirablement Sonia Delaunay, Blaise Cendrars et Igor Stravinsky. Prémices d’un monde nouveau.

1913 Blaise Cendrars « La Prose du Transsibérien » illustrée par Sonia Delaunay.
1913 Le Sacre du Printemps Igor Stravinsky
Bernard Lavilliers dit « La Prose du Transsibérien »
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peintre sculpteur graveur

Peintre - sculpteur - graveur

Articles récents de

  1. Hervey

    En 1913 lorsqu’il publie son Transsibérien, Cendrars a 26 ans et n’est pas seul à avoir la bougeotte.
    Marinetti, le plus parisien des italiens affirme « qu’une voiture de course est plus belle que la victoire de Samothrace ».
    Son Manifeste Futuriste est sur la même ligne que le Transsibérien de Cendrars : »Nous chanterons la vibrante ferveur nocturne des arsenaux et des chantiers brûlés par les violentes lunes électriques, les gares gourmandes, les locomotives dévorantes et fumeuses de serpents ; … les locomotives à grosse poitrine, qui pataugent sur les rails, comme d’énormes chevaux d’acier. Le temps et l’espace sont morts hier. Nous vivons déjà dans l’Absolu, car nous avons déjà créé l’éternelle vitesse omniprésente ». Des artistes de sa génération, italiens comme Boccioni, Ballà, Carrà… français comme Duchamp, espagnol comme Juan Gris… jusqu’au mouvement Valet de Carreau Russe…

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