Nuagerie – Préhistoire

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Nuagerie

 

« Préhistoire »

 

« Une suite d’images construites en prenant le nuage, les nuées comme vecteur de créativité plastique. Thème baudelairien, impressionniste ou chinois, le nuage toujours changeant jamais le même est un élément essentiel dans le ciel de Bourgogne (et pas seulement) qu’il traverse d’ouest en est chaque jour. »

 

 

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« Une rumeur sourde venait seule de la ville par dessus les hauts murs. Parfois une silhouette noire passait entre les tombes lointaines. Jacques CORNERY, le regard levé vers la lente navigation des nuages dans le ciel, tentait de saisir derrière l’odeur des fleurs mouillées la senteur salée qui venait en ce moment de la mer lointaine et immobile quand le tintement d’un seau contre le marbre d’une tombe le tira de sa rêverie. C’est à ce moment qu’il lut sur la tombe la date de naissance de son père, dont il découvrit à cette occasion qu’il l’ignorait. Puis il lut les deux dates, 1885-1914 et fit un calcul machinal : vingt neuf ans. Soudain une idée le frappa qui l’ébranla jusque dans son corps. Il avait quarante ans. L’homme enterré sous cette dalle, et qui avait été son père, était plus jeune que lui. »

Albert Camus : « Le premier homme ». 


 

 

Gravure digigraphique disponible en boutique.

Livre NUAGERIE aux EDITIONS RV pour fin 2016

éditions RV

3 Responses

  1. marie thérèse Péroz Blaise

    C’est beau ,ces nuages dorés ;surprenants sont les bisons des grottes dans ce ciel ,mais c’est le privilège de l’artiste de faire sortir de l’obscurité des entrailles des troupeaux galopant vers la lumière du jour nouveau ,certainement .

    • Hervey

      Chevaux. Cheval imité, si j’ai bonne mémoire, de ceux peints sur les parois des grottes de Lascaux, d’où le titre et le court texte de Camus en correspondance.

  2. Hervey

    Je peux ajouter qu’un très fort sentiment de vérité unit ici le texte et l’image et je suis tel que Jacques CORNERY, « ébranlé »… par la beauté de ces peintures pariétales, ce qui m’invite à penser que du progrès en art, on s’en passe !

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