Du cycle de l’eau au triomphe de la mort.

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©Hervey « L’eau, cet or du vivant » Lavoir de Druyes (2019)

Le cycle de l’eau.

Oui, la quantité totale d’eau sur Terre est constante, toujours la même.
Non, l’eau ne part pas vraiment en fumée pour former des nuages mais change d’état en fonction de la température, devient solide lorsqu’il gèle, s’évapore par temps chaud, monte dans l’atmosphère, donnant naissance à des nuages et voyage gratuitement portée par les alizés pour se transformer en pluie sitôt que la température se refroidit et tout arroser sur son passage.
Le cycle de l’eau est un système fermé.

Carte de voyages des nuages poussés par les vents.

Quand la belle mécanique s’enraye.

Cependant, cette répartition immuable de l’eau peut changer considérablement en raison de « l’activité humaine ». Alors la belle météo annoncée avec bonhommie devient capricieuse, quelque peu imprévisible selon les anciens critères puis s’annonce cauchemardesque aux yeux des observateurs les plus attentifs.
Finalement tout s’explique.
La fonte des glaciers et des pôles augmente la quantité d’eau dans les océans et contribue à l’élévation du niveau des mers.
On pense tout de suite à Venise et aux grandes villes côtières qui bordent les océans … elles sont nombreuses et ont quelques soucis à se faire.
Les habitants des hautes terres ne seront pas mieux lotis, exposés aux problèmes de sécheresses sévères, réduisant drastiquement la disponibilité de l’eau douce pour leurs consommations, pour l’agriculture et l’équilibre des écosystèmes.
La fonte des glaciers, qu’ils soient en montagne ou aux pôles, ajoute aussi de l’eau aux océans et à l’atmosphère. Cette eau en excès participe de plus belle au cycle de l’eau, en excès, volume et intensité pouvant conduire à une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, pluies diluviennes ici, sécheresses ailleurs.
Lorsque l’eau des glaciers fondue se retrouve dans les océans, elle modifie la température de surface de la mer et sa salinité, ce qui peut affecter les courants océaniques. Ces changements peuvent à leurs tours influencer les modèles climatiques mondiaux en plus forte intensité (tempêtes, ouragans).
Lorsque l’eau des glaciers fondue se retrouve dans les océans, elle peut se transformer en vapeur d’eau sous l’effet de la chaleur et monter dans l’atmosphère poursuivant ainsi le cycle de l’eau en l’intensifiant.
Or, la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre. Son augmentation dans l’atmosphère peut également amplifier le réchauffement global.

Adapter nos sociétés aux défis liés aux dérèglements climatiques ne va pas être chose simple.

Brueghel l’ancien : « Le triomphe de la mort » 1562 Musée de Prado
Images générées par DALL-E assemblées par Hervey

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