Désinformation et coup d’Etat.

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Désinformation et coup d’Etat par procuration*.
Fascisme mode Trump.

Alors que la pandémie capte toutes nos attentions avec ce nouveau mutant du SARS-CoV-2, l’Amérique vient d’échapper de justesse à un Coup d’Etat et les nouvelles sont telles que rien n’est vraiment sous contrôle au moment où j’écris ces lignes.
« Le vrai est un moment du faux » Guy Debord.
Pourtant, une chose est sûre, Donald Trump n’est pas aussi mal informé que ses électeurs.
Il sait lui qu’il a perdu les élections, qu’il est grillé vu ces accointances avec la Russie, que son empire économique ne tient que par ses dettes.
Logiquement, la prison l’attend sitôt achèvé son mandat de PRESIDENT OF THE UNITED STATES.
Son compte est bon… à moins qu’il puisse se laisser convaincre d’un traitement spécial réservé à certains dictateurs : un exil doré (afin d’écarter sérieusement l’impétrant malfaisant. M’étonnerait).
Son compte est bon… à moins qu’il soit assuré de son génie et de l’impact de ses 20000 mensonges adressés à cette partie de l’Amérique qui le soutient (m’étonnerait aussi).
C’est là, de ma part, un résumé de la situation simplifié, rapide, peu détaillé mais qui a le mérite d’être clair.
Si son coup d’Etat réussi (m’étonnerait, tout de même), je plains l’Amérique et tous les américains. Mais pas que… cette schizophrénie pourrait traverser l’Atlantique à la rame.
Si son coup d’Etat échoue, j’ai peu de doute sur ce qui l’attend mais je plains l’Amérique une seconde fois car le mal vient de loin, reste chevillé à son Histoire sécessionniste. Là, pas de vaccin et peu de remède dans l’immédiat. De ce mal être, de ce déclin, D. Trump n’en est que le symptôme.
Le mal est au coeur de l’Amérique.
Depuis Richard Nixon les politiques ont constamment joué avec les fractures raciales pour gagner des suffrages et se faire élire, un pragmatisme au bout du révolver, à l’image de la conquête du continent par les colons européens, sans jamais se soucier des injustices qu’ils semaient. Mieux encore, ce procédé fut sciemment érigé en système et stratégie, agrémenté de lois et de discours victimaires pour s’assurer du vote des ouvriers blancs (démocrates et républicains confondus) creusant le fossé entre conservateurs et progressistes, mais surtout entre blancs et noirs.
Qui sème le vent …
Le résultat de toutes ces politiques pour constituer un bastion républicain sudiste éclate au grand jour le 6 janvier à Washington lors de la « prise du Capitole ». Ni noir ni amérindien parmi les manifestants mais des blancs attisés par les messages « pousses au crime » d’un Président qui vire de bord quelques jours plus tard devant le fiasco du coup d’Etat par procuration* laissant hébétés (du coup suis pas étonné) ses supporters.

Sans entrer dans les détails (brièveté d’un post) ce qui se joue aux Etats Unis doit nous alerter.
C’est un signe, le signe de panique de « l’homme blanc » s’estimant partout et en tout lieu menacé. 
J’insiste.
Menacé dans ses frontières par l’afflux de « gens de couleurs » venu de contrés lointaines ou limitrophes,
menacé par les craintes de « cannibalisation démographique » et de perte d’identité culturelle,
menacé par le « déclassement » mondial de la civilisation occidentale au profit d’une puissance asiatique,
menacé par l’inquiétude d’un monde soumis aux aléas climatiques sonnant le glas de la disparition de la sureté des principales zones habitables et habitées.
Lorsqu’on a dominé le monde depuis des siècles, l’empilement de ces menaces successives stressent l’ensemble des dominants blancs sur l’ensemble des continents. 
Ne voyons-nous pas monter cette vague nouvelle, sombre et dépressive, orchestrée au rythme pianissimo d’une pandémie qui séquestre et bouleverse nos modes de vie ?
Derrière le grotesque d’opérette des personnages qui s’agitent sur le devant de la scène anglaise ou américaine, se lisent le déclin des empires.
Les pays d’Europe ne sont pas à l’abri de la déferlante déjà perceptible et désignée à tort comme populiste. 
Nos élites gagnées par la déprime dressent déjà murailles et pont-levis.
L’annonce d’un nouveau Moyen-Age-techno ?
Effondrement ? Vous avez dit effondrement ?

*J’appelle coup d’Etat par procuration, l’acte par lequel Donald Trump lance ses supporters à l’assaut du Capitole mais devant le fiasco fait machine arrière et se drape des habits de l’ordre et du droit, laissant (je suppose) pantois ses supporters. Chef d’opérette…

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