Affranchir au tarif en vigueur

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(Gravure numérique tirée à 4 exemplaires sur papier tecco FineArt Rag 295 g/m2)

« Affranchir au tarif en vigueur ».

 

C’est ce qu’il est recommandé lorsqu’on timbre une lettre avant de la donner au facteur. « Affranchir au tarif en vigueur » est-il quelques fois précisé, sinon, elle risque fort de ne pas être distribuée, de vous revenir deux mois ou vingt ans plus tard (si vous n’avez pas déménagé).
Ici, c’est de murs dont il s’agit, de murs à franchir ou de frontières à ne pas passer. Hélas ! D’actualité, et sur plusieurs fronts à présent.

Le mur, c’est celui du château. Forcément. Un château sans mur, ça n’existe pas. Plus le mur est haut plus le château est fort. On dit forteresse, au féminin et l’on ne pénètre pas dans une forteresse sans y être invité.
Puis, il y a le mur qu’il faut franchir, celui des jeux, c’est un mur, c’est une barrière, une barre, une ligne, un chrono. Le premier à franchir l’obstacle décroche la médaille. Ceux sont les murs de la transgression, ceux que l’on se plait à imaginer vouloir franchir et devant être franchis. Non seulement c’est autorisé mais c’est un exercice, un défi, un concours soumis à récompense. Un sport OLYMPIQUE ! Pas rien.
Puis, il y a les murs qui enferment, la prison par exemple, des murs pour éviter que les gens ne sortent et trier ceux qui entrent. Ces murs là sont fait pour être vu, vu de tous, dissuasifs, affichant le message dans sa construction même. Certains sont célèbres comme la muraille de Chine, le mur de la peste, le mur de Berlin… et des rideaux de fer, on en construit de plus en plus en ce moment (un manque à gagner pour le street art mais pas pour longtemps, je prédis). Les actions des compagnies minières vont bondir, elles aussi, à n’en pas douter.
C’est ce que suggère la quatrième image de cette DECLINAISON esquissée il y a quelques années à propos de l’enclave espagnole Mélilla en territoire marocain où l’on a érigé des barbelés pour éviter que des migrants venus de la zone sud-saharienne ne franchissent ces zones frontières en direction de l’Europe.

L’Histoire montre que ces murs là ne résistent pas longtemps. Des murs de la citadelle de la ville de Troie au mur de l’Atlantique construit pas les troupes allemandes lors de la dernière guerre, tous ces barrages à l’envahisseur sont illusoires. Sont toujours déjoués. Les dieux n’aimaient pas ces constructions, même les plus guerriers, ç’a été dit.
Le pape François au plus près du Dieu des chrétiens, est contre, lui aussi.
Que fait l’Europe ? Une réunion… pour fixer une date … et voir ce que l’on pourra envisager de faire avant de prendre des décisions…
Est-ce vraiment la démocratie qui délibère ainsi ?
Héroïque de monter des expéditions pour aller mettre le feu en bandes organisées ou inorganisées et s’étonner ensuite de l’afflux des réfugiés ?

La désolation. Mauvaise politique. Mauvaise décennie.

 

 

 

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