Parcours Santé.

Classé dans : Faits divers | 2


J’ai la chance d’être suivi par un très bon médecin. Tout dernièrement il m’a proposé de faire un test sommeil qui s’est révélé préoccupant, voire inquiétant.
Les 9 heures de sommeil ont été parfaitement analysées, montrant clairement la nécessité d’être appareillé … mais quelle idée de « tomber malade » un vendredi … j’avais donc trois nuits à passer avec pas mal d’inquiétudes compte tenu du « mal-être » des nuits précédentes. Du coup, j’ai laissé un message à mon cardiologue lui demandant si je pouvais passer les trois nuits à venir dans une chambre de son service à l’hôpital (on ose tout lorsqu’on est à bout … il a du croire à une blague) mais son secrétariat, fermé le vendredi après-midi n’a pas répondu. Normal.

Les Urgences de C …


Puisque mon cardiologue est injoignable et que la PPC n’arrivera que lundi, je décide de faire le 15 et de rendre compte de ma situation au médecin régulateur en ligne des urgences d’A… Ce dernier très à l’écoute, m’invite à me rendre de préférence aux urgences de C… (plus proche) en leur rappelant mon « mal-être » plus les indications dont je dispose (ordonnances diverses).
A C… les urgences m’ont gardé deux à trois heures (15h à 18h environ), m’ont fait les analyses sanguines estimant que mon état permettait un retour à domicile.
Pour eux, ma charge « d’aidant » devait certainement être la cause première de mes inquiétudes et c’est avec un sourire complice que le médecin et les infirmières m’ont aimablement libérés… n’ayant rien vu de particulièrement suspect dans mes analyses.
Mais dans la nuit de ce même jour, impossible de m’endormir, trop peur de m’étouffer assorti de douleurs dans la poitrine … m’obligeant bien malgré moi à me rendre à nouveau aux mêmes urgences de C… à 1 h du matin.
Mais là, au récit de mes ennuis les trois infirmières de garde ont refusées de me prendre en charge et m’ont mis à la porte !
Je suis rentré chez moi vers 2h du matin, fâché mais toujours déboussolé.
La nuit ou ce qu’il en restait, s’est mal passée.
Si à un moment je me suis endormi, je me suis réveillé à 3h30 étourdi et en sueur, contraint de changer de veste de pyjama en ayant l’impression de m’être évanoui. J’ai sommeillé jusqu’à 7h 30 et me suis levé, encore plus affaibli.
Vers 9h j’ai téléphoné à SOS Oxygène dans l’espoir qu’ils puissent me livrer l’appareil aujourd’hui samedi plutôt que lundi. Le récit de mes passages aux urgences ont du les convaincre. Ils m’ont rappelé une heure plus tard me disant qu’ils allaient me livrer l’appareil ce jour samedi en fin de matinée, exceptionnellement. 

SOS Oxygène.

J’ai donc bénéficié d’une livraison exceptionnelle ce samedi 26 septembre : un masque respiratoire de l’entreprise SOS Oxygène.
L’installateur a déballé la machine, expliquant méthodiquement la prise en main, précisant à plusieurs reprises qu’il faillait s’habituer petit à petit au port du masque, l’apprivoiser en quelque sorte … ce qui devait me poser quelques problèmes, une fois seul avec la machine …
Pour comprendre ce qui n’allait pas, j’ai commencé par tout débrancher en ne conservant que le masque sans les attaches et sans le raccordement à la machine, histoire de tester le masque seul et son coussinet sur mon nez.
Là, j’ai pu me rendre compte que les coussinets appuyés sur mes narines, les pinçaient et obstruaient en partie le passage de l’air dans le conduit nasal.
Je me suis rendu sur le Net pour visiter le site du prestataire et tenter de trouver des informations pouvant répondre à mon problème. 
J’ai pu observer la panoplie complète des masques proposés essayant de soupeser pour chacun des masques existant avantages et inconvénients. 
Dans pareilles circonstances (il s’agit de respiration, activité vitale s’il en est) on recherche la solution à ses malheurs, c’est humain, tout en sachant qu’il est préférable de faire en sorte que la machine s’adapte à l’homme et pas l’inverse.
Confronté à mon seul appareillage, j’ai fait plusieurs tentatives … sans succès.
Une forme d’appréhension s’insinue alors doucement comme un poison (peur de s’étouffer, urgences, réveil en sueur, épuisement) et tourne en boucle.
Mon cerveau a toutes les raisons d’associer « je m’endors » à « quelque chose de dangereux va m’arriver » et si j’insiste à vouloir comprendre, c’est peine perdue, ça tourne à l’idée fixe. Je suis en panique.
Mieux vaut abandonner me dis-je et laisser le masque de côté, l’oublier et dormir avec un très ancien dilatateur nasal retrouvé dans ma pharmacie.
Hélas ! Malgré les bonnes résolutions, la nuit va me ramener au réel des nuits précédentes, je me suis réveillé à 1h du matin, rendormi mais à nouveau réveillé à 3h 30, quelque peu inquiet et vaseux à la fois, rendormi vers 5h et levé péniblement trois heures plus tard.
Affreux ! ça n’en finira donc jamais ?

SOS Oxygène bis.

Le lundi matin, j’appelle SOS Oxygène et leur transmet d’anciens comptes rendus des radios de mes sinus, pouvant expliquer le mauvais choix du masque fourni.
Dans la journée, l’installateur, réactif, me livre un nouveau masque dit bucco-nasal.
Je pensais à un masque narinaire, je suis déçu.
Il insiste à nouveau sur le temps d’adaptation nécessaire (sic).
Le lundi après-midi, je teste ce nouveau masque. Il est différent, l’air passe bien, il englobe la bouche et le passage de l’air se fait sous les narines. Je teste en position allongée mais sans parvenir à m’endormir malgré la fatigue. Je le trouve bruyant.
Je suis inquiet pour la nuit qui vient.
Un ami auquel je confesse mon anxiété veut me rassurer me disant que j’allais vite l’oublier. C’est un ancien médecin ORL. Dans la foulé il se demande pourquoi je ne vais pas voir un ORL, justement ?
Il n’a pas tort, je sais par expérience que je vis dans un désert médical … mes recherches sur le département listent deux numéros de téléphone de cette spécialité.
Le premier est obsolète et le second m’informe qu’en raison de l’affluence des demandes … le cabinet ne prend plus de patients.
Et les nuits se suivent … pas mieux pour cette dernière, j’ai du enlever le masque et me nettoyer les sinus avec le mélange eau minérale additionné de 2 sachets de poudre constituant une solution saline OPTINOOZ que l’on injecte dans le nez à l’aide d’une bouteille en plastique. J’ai pu dormir tout en me réveillant deux ou trois fois mais sans le masque, puis levé à 9h pour m’occuper de travaux dans la rue devant mon habitation, nétoyage au Karcher cette fois mais pas mes naseaux, les caniveaux. J’y vois une concordance avec mes caniveaux respiratoires… c’est une obsession.
Les jours se suivent, les nuits aussi, éprouvante encore pour cette dernière.
J’ai mis le masque au coucher vers 22h 30 avant d’éteindre ma lampe de chevet … mais j’entendais toujours ma respiration forcer dans l’appareil, ce souffle bruyant m’indisposait … j’ai peut-être quelque peu sommeiller mais à minuit j’ai du me lever inquiet d’une douleur à l’organe coeur … j’ai du me rendre à l’évidence, ça n’allait pas,  malgré toute ma bonne volonté, aucun bon résultat n’était au rendez-vous, le bruit, le coeur, le très mauvais sommeil.
Rien n’allait.
J’ai arrêté la PPC et enlevé le masque, essayant de dormir sur mon côté droit … Vers 6h je me suis levé pour aller aux toilettes et suis revenu avec des sueurs. J’ai remarqué que ma narine droite était en partie bouchée. Je l’ai débouché avec la solution alcaline utilisée la nuit précédente. J’ai attendu un moment que les sueurs disparaissent et j’ai remis le masque. Miracle ! Je n’entendais plus la machine, je me suis relevé pour m’assurer qu’elle était bien branchée et je me suis petit à petit détendu et j’ai dormi. Je me suis réveillé à 8h 45 obligé de me lever pour remettre la chaudière en route pour avoir de l’eau chaude (car en ce moment les ennuis volent en escadrille comme on dit, les jours précédents j’ai du appeler le chauffagiste, problème de tuyauterie (encore) fuite au niveau du bruleur, pièces à changer … je suis contraint (rapport aux fuites de mazout) de surveiller les quelques minutes nécessaires de mise en marche de la chaudière pour avoir de l’eau chaude puis de l’éteindre sans oublier de fermer les arrivées de fioul …
Comme on devine, rien ne m’est épargné.

Les Urgences d’A …

… et en début d’après midi, j’avertissais la Municipalité de mon village de bien vouloir prendre en considération mes problèmes. Je les prévenais de l’abandon momentané de mon poste « d’aidant » et leur demandais de m’aider à trouver un ou une remplaçante, des douleurs dans la poitrine m’obligeant à quitter mon poste d’aidant en contactant le 15 …
Il était 14h et immédiatement j’eux la visite de la secrétaire de Mairie puis du premier adjoint. C’est la secrétaire qui fit le 15 sur son portable … une demi heure plus tard, une ambulance m’amenait aux Urgences d’A… : réception, attente, prises de sang, attente à nouveau puis un tête à tête avec une première médecin, attentive et compréhensive puis un second jeune médecin auquel j’attribuerai les mêmes notes, ce dernier me gratifiant d’un courrier urgent pour l’ORL X… prochainement sollicité.
Vers 20h, c’est à bord d’un VSL que je quittais les Urgences d’A… en direction de D…
De nombreux travaux routiers devaient perturber quelque peu la destination. Le conducteur quelque peu dérouté par cet événement, sans GPS à bord s’égara dans la nuit sur de petites routes au sud-ouest de la ville… et c’est à 22h seulement que je rentrais à la maison et voir que le plan d’aide concernant M … avait bien fonctionné.
Je n’ai pas un souvenir précis de cette nuit mais le lendemain j’avais rendez-vous chez mon médecin à 8h. Hors de question de ne pas m’y rendre. Arrivé un peu en avance je trouvais le cabinet fermé … (?)
Le remplaçant arriva avec quelques minutes de retard pour s’apercevoir … zut alors, qu’il n’avait pas les clés du cabinet … il s’excusa me disant qu’il en avait pour une demie heure. Il ne faisait pas chaud ce matin là, je me réfugiais dans la voiture et allumais le chauffage … d’autres patients arrivaient … l’histoire pouvait continuer …

Suivre Hervey:

peintre sculpteur graveur

Peintre - sculpteur - graveur

Articles récents de

2 Responses

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.