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Po Chü i (772-846)

Po Chü i : « Face au fantasmatique ».

Face au fantasmatique

Tout être prend sa source dans l’absence
Sort du non-être perd l’identité.
Nous allons de la joie à la tristesse
De deuil en deuil pour finir dans le rien.
Les yeux jour après jour se font plus vague
Le temps est bref, bougie offerte au vent.
Finalement nous n’avons plus de lieux
Traces d’oiseaux laissées dans le ciel vide.

Po Chü i : « Sur la vieillesse ».

Sur la vieillesse

Nous voici tous les deux dans la vieillesse.
La vieillesse, comment la définir ?
On voit trouble, on se couche le premier
Parfois on sort, on s’appuie sur sa canne
Sinon on est cloîtré à la maison.
On se détourne d’un miroir trop neuf
On ne lit plus que les gros caractères
On pense aux vieux amis de plus en plus
On ne fait rien de ce que font les jeunes
Une passion nous reste – bavarder
On s’y adonne quand on se retrouve.

Traductions André Markowicz : « Ombres de Chine » (inculte.fr)

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