
Fait divers.
Ces jours derniers je me suis rendu dans un centre Enseigne Leclerc pour … y faire des courses, bien sûr.
Une habitude, comme toutes les semaines.
Sur les parkings de « la grande surface » j’ai libéré le caddie désigné dans la chaine, celui-ci contenant un emballage plastic, vide, de ses croissants, que j’ai reconnu comme appartenant au Centre, et je suis rentré avec, dans le super marché.
En passant devant un rayon boulangerie j’ai pris du pain, un peu plus loin un pain brioché et j’ai laissé l’emballage vide trouvé dans le caddie dans ce même rayon.
J’ai fait rapidement le reste des courses, suis passé à la caisse et suis rentré chez moi.
Dans l’après-midi de ce même jour, je reçois un coup de téléphone du dit Centre Leclerc me demandant de m’expliquer sur le fait d’avoir déposé un emballage vide dans un rayon.
Je n’ai pu réfréner un éclat de rire au comique de la situation et leur ai donc expliqué, un brin amusé, ce qu’il en était, tout en pensant que l’agent de sécurité chargé de décrypter les caméras de surveillance n’était pas Sherlock Holmes … à moins qu’il n’ait eu pour mission de faire passer un message plus large, histoire de justifier son salaire, la mise en place d’un imposant système sécurité et, de le faire savoir.
Mon interlocuteur a toutefois compris que je ne faisais que rendre un emballage à son propriétaire, que ce dépôt était sans risque, qu’il n’y avait pas lieu à suspicions (plastic transparent) pour un objet affichant un vide intégral.
En revanche, ce « fait divers » annonce une phobie sécuritaire clairement assumée, une mode affichée sans complexe en ce début du nouvel an 2026.
Un fait qu’il convient de noter.
Je suis ce qu’on peut appeler un bon client, laissant en moyenne 150 € par semaine, n’hésitant pas à louer un véhicule, à donner l’adresse du centre pour retirer des livraisons et j’ai bien sûr, une carte fidélité que je n’ai pas toujours sur moi mais dont je viens ce comprendre l’utilité.
Ah ! Le commerce ! Le commerce et ses vertus.
Du coup, je me souviens de cette famille, probablement d’origine afghane qui ce jour là, de passage aux caisses, dans une autre file d’attente, jeune couple de trois enfants de dix à quinze ans … priés de vider leurs sacs à dos … qui bien sûr étaient vide.
Ils avaient fait quelques courses mais surtout trois ou quatre grandes barquettes d’oeufs.
Un sentiment étrange est monté en moi, d’amertume et de tristesse.
Vive 2026 !
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