Mai 68

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Déclinaison : « Mai 68 »

 

 

En Mai 1968, que s’est-il donc passé ?

Mais mais mais, en Mai 2018 qu’en est-il ?

 

 

 

 

Hervey, Déclinaison, Mai 68

 

 

Poussée de fièvre sur l’ensemble des pays occidentaux, le phénomène Mai 68 résonne encore comme une émancipation, une libération de la parole, un bol d’oxygène, une rupture brutale d’avec les valeurs de la société post-68.

La DECLINAISON intitulée « Mai 68 » reprend certains slogans écrits sur les murs et dans l’espace public en France.
Ces quelques libelles traduisent bien l’esprit de révolte juvénile qui explosa comme fleurs au printemps.
Images quelque peu lissées par le temps car il y eut aussi de solides frictions entre les tenants de l’ordre ancien et les porteurs de ces aspirations à un monde nouveau.
En mai 68, la société prend un coup de jeune.
Le carré blanc disparaitra du petit écran. Le ministère de l’information volera en éclats.
Il y avait urgence à ouvrir les placards et à faire le ménage.

 

Botticelli - Zéphir et Vénus - Le printemps

 

A son propos on a parlé « d’extase de l’Histoire ». De ce point de vue, la métaphore est juste et s’accorde avec l’image du printemps de Botticelli, Zéphyr et Vénus, du souffle et de la joie de vivre.

Ironie de l’Histoire, alors que le mois de mai 2018 s’avance, naissent grèves et rébellions au sein même de la société française, et par ailleurs, comme par hasard, l’Europe bouillonne, l’Amérique craque, le monde s’inquiète.

« Mai, attention ! »

Aujourd’hui, les pressions des politiques libérales qui sévissent depuis plusieurs décénies atteignent un niveau d’exaspération qui n’est plus accepté. Après avoir longtemps encaissées sans broncher, toutes les générations (je dis toutes les générations) se sentent atteintes par le déni de justice et les traitements inégalitaires qui sévissent dans nos sociétés.
Tous les ingrédients contestataires sont à vif, prêts à faire sauter les privilèges qui pèsent sur la société, française, européenne, ou américaine.
Le discours constant et répétitif des chiffres pour justifier la concurrence, la dette, le chômage ne font plus recette. Le monde sait que la richesse créée va à l’argent, que les pauvres s’appauvrissent, que les riches s’enrichissent. Cette fruste réalité se lit chaque jour sur les écrans boursiers.
En France la politique du gouvernement se trouve en contradiction avec les aspirations profondes des français moins d’un an après une élection. Les événements de la politique extérieure peuvent faire taire un moment ce qui se passe ici ou là mais ne suffiront pas à faire oublier le mécontentement de fond.
Le rejet de la politique menée va devenir viral et risque fort de se propager comme une trainée de poudre.

Pour d’autres raisons Mai 68 se fait entendre et résonne à nos oreilles.