2020 Déclinaison : « Persona non grata »

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Le crime de trop. Les peuples se fâchent : Persona non grata !

2020 Hervey Déclinaison "Persona non grata"

L’assassinat de l’afro-américain Georges Floyd par la police lors d’un contrôle le 25 Mai 2020 à Minneapolis dans le Minnesota fut le crime de trop dans l’épouvantable histoire de maltraitance raciale au pays de « La Case de l’oncle Tom ».

Pour le contexte, il faut citer la pandémie du Covid-19 qui stoppa l’activité économique avec son cortège de mauvaises surprises : assignation à résidence, perte de revenus, contexte de fin d’un monde prenant en défaut les visions d’avenir de nos gouvernants… était là réuni tout un ensemble de charges susceptibles d’énerver et titiller sérieusement les esprits libres et aux aguets en ces temps de confinements.

L’explosion spontanée et en cascade de la contestation en quelques jours dans différentes villes et différents pays démontre qu’une ligne rouge a été franchi et qu’il faudra désormais compter avec cette révolte partagée, de grande ampleur, assignant au politique l’impérieuse nécessité de corriger les impunités et panser les blessures passées.

En langage codé, on pourrait parler d’une importante mise à jour du système d’exploitation.

Je n’ai pas dressé la carte des différents points chauds où ont éclos ces soulèvements de colères dans la ligne du mouvement Blakes Lives Matter (Google map est muet sur la question), mais les images ne manquent pas.
Quatre sont ici sélectionnées, recomposées de gauche à droite sur cette DECLINAISON, quatre personnages statufiés hier dans quatre villes de différents Etats et déboulonnés « par la volonté du peuple » avec l’idée forte de donner un grand coup de balaie derrière et devant soi :
La statue du Général Lee à la Nouvelle Orléans.
La statue de David de Pury (1709-1786) dans la bonne ville de Neuchâtel en Suisse.
La statue du ranger Jay Banks retiré du Terminal de l’aéroport Love Field à Dallas Texas.
La statue taguée et bientôt déboulonnée de Léopold II roi de Belgique à Bruxelles.

D’un tel chambardement certains s’offusquent invoquant une sacro-sainte Histoire à laquelle il ne faudrait pas toucher, voulant même figer le récit auquel ils adhérent. Heureusement les historiens dans leur grande majorité ne sont pas de cet avis, estimant que l‘Histoire se fait et se défait au jour le jour en fonction du déclassement des archives pour certains faits politiques ou de l’évolution des valeurs qui composent et font une société.

« Il y a des noms et il y a des statues qui ne résisteront pas à l’Histoire qui vient et c’est bien normal et ça ne me chagrine pas, parce qu’on change et que les conditions historiques changent. Il y a des choses qui deviennent insupportables et aujourd’hui il faut le considérer tranquillement. »

Patrick Boucheron invité de l’émission C politique le 21 Juin 2020

S’il est vrai qu’on ne peut juger le passé avec le regard du présent, on doit rejeter les symboles qui ne sont plus les nôtres mais qui trônent encore dans l’espace public faisant un pied de nez aux discriminés, insultant leurs mémoires.
C’est la position tenue par le chat Mistigris, en noir et blanc, au centre de la DECLINAISON.

« Tant que les lapins n’auront pas d’historiens, l’histoire sera racontée par les chasseurs »

Howard Zinn

Je manifeste avec Mistigris. Non mais !

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